Si la création originelle parlait de migration, représenté en milieu naturel, ce spectacle prend une toute autre signification : une elfe, protectrice des rivières s’envole au dessus de l’eau, tourbillonnant dans une magnificence extraordinaire. Cette elfe en danger perd une partie de sa force vitale à travers ce voile qui lui échappe, elle souffre, lutte et se débat pour terminer à demi morte sur le bord du rivage. Les humains réussiront t’ils à lui redonner la vie ?
Oui, la douceur, la compassion et les promesses des humains vont lui redonner vie et elle les entrainera dans une farandole, un flow à l’image de la circulation des cours d’eau, une farandole où , main dans la main , les êtres humains s’unissent pour honorer l’eau.
A l’issue du spectacle, il est possible de proposer au public de se suspendre telle l’elfe flottant dans les airs au dessus de l’eau pour changer son point de vue et s’immerger dans un environnement extraordinaire en connexion avec la nature.
La danseuse peut être suspendue sous ballon d’helium.
La création réalisée pour les 42 ans de la piscine de Carros, avec ses deux rives qui se font face m’ont évoqué les traversées tragiques des mers et océans par des peuples qui vivent dans la souffrance …
C’est l’histoire d’une femme. Elle symbolise tous les humains qui font ce grand saut vers l’inconnu en décidant de quitter leur pays pour aller vers un autre pays qu’ils s’imaginent meilleur, rempli d’espoir.
Loin de vouloir proposer des solutions aux problèmes de migration. Loin de critiquer ou juger les actions…Je souhaite seulement créer de l’empathie et de la compréhension envers ces peuples qui décident de quitter leur patrie pour un ailleurs, meilleur…
Que peut-on ressentir au fond de soi lorsqu’on est soumis à ce dilemme ?
Hésitations, doute, peurs, espoirs, détermination, courage…
C’est un grand saut dans le vide, dans un vide inconnu où sa vie en en jeu. C’est une déchirure, l’obligation de se séparer de son pays, de ses racines, d’une partie de sa culture, d’une partie de soi.


